L'ambition est grande, les idées sont là se suivent et ne se ressemblent pas, ou plutôt ne se rassemblent pas, m'empêchant d'ajouter un côté structuré pour améliorer la lisibilité de ce billet. Enfin bref, ami lecteur inespéré, littéralement : "bonne merde".
Commençons par le commencement de la débâcle sensorielle. Un beau jour de décembre. Lendemain de festivité où tous les habitués de l'intérim et des petits boulots, jeunes et moins jeunes, dont je salue le courage au passage, se déguisent Père Noël pour faire rêver trois bambins et deux Schtroumpf amoureusement sortis de devant la télé par leur si dévoués parents. ( Cela me rappelle une histoire de Père Noël décapité, mais ne commençons pas déjà à déblatérer sur des sujets qui fâchent. )
Histoire d'anticiper la crise sentimentale dût aux événements personnels de cette dite journée, j'ai tant bien que mal essayé de résoudre le tout par un plan de relance par la consommation (et c'est pas de la blague) . Bref, je vous laisse juge de l'efficacité de ce type de plans sur l'économie, pour ma part, il n'a servi à rien, mis à part relancer la machine à questions. Entre temps est passé le premier jour de janvier, re-crise ( mais vous raconter cela virerais au voyeurisme pur et simple, on est pas chez faceb**k içi) . Un coup de shaker à tout cela, une pensée morbide s'en suit et me voila surpris à regarder bêtement mes mains, et focalisant mon regard sur celles-ci, je me vis en un lieu différent, vu de haut, toujours focalisé sur ces mêmes mains. Mais il y avait quelque chose de différent. Des rides, une peau usée par le temps et non par l'usage. Une respiration panique d'une mort annoncée. Seul. Ne vous arrive-t-il jamais de vous voir mourir? Si vous avez ce malheur, alors imaginez la même sensation, mais non pas sur le court instant de cette situation sordide, mais laissez la trainer des semaines durant jusqu'au jour d'aujourd'hui, et peut-être comprendrez vous ce qui se passe dans ma tête. Ceci expliquant le "J'ai peur.", ceci expliquant que je vois de moins en moins les individus en tant que personnes mais en tant que matière, ou que j'en vienne à rêver d'une immortalité qui selon certains ne serait que des plus inutiles et détestable (BIG UP Simon -___-').
Raisonnant mécaniquement je lui répondais béatement qu'un bouton marche/arrêt suffirait à régler le problème, et que face à l'ennui, le suicide restait possible. Et blam, pavé dans la mare. Oui j'ai pensé au suicide. 17 ans et pas la moitié d'une année à y rajouter, j'en rêvais déjà de mourir par moi même de peur que la mort elle même me rattrape. Rien de glorieux, vraiment, mais à croire que vous ennuyer me ravi et que je n'ai pas encore à mon avis assez laissé ma trace de petit être pollueur en ce bas monde, j'ai décidé de rester.
Dernièrement j'ai visité le musée Guggenheim de Bilbao et son architecture surprenante.
Et pour résumer la visite: Je n'aurais jamais imaginé que le métal puisse paraitre aussi doux. Musée oppressant d'un art qui l'est tout autant, où les sens sont aliénés, et où seule la vue est comblé. Qu'est-ce que l'Homme a fait de l'art? Lui aussi s'embourgeoise, lui aussi devient distingué, lui aussi ne se laisse plus approcher. Je suis entré par des portes de verre qui s'ouvraient seules sur un espace fermé. Déception horrible, je m'attendais à du neuf, et je n'ai trouvé qu'une répétition de la bêtise humaine depuis des centaines d'années. Bien que laissant l'art gustatif aux soins des grands chefs cuisiniers et l'art auditif aux musiciens en quête de succès, je m'interroge sur le fait que l'odorat et le touché sont bien de nos sens que l'art a exterminé.
On le sait moins mais en ce musée j'ai redécouvert deux odeurs familières, celle de ma bibliothèque et celle encore de ma salle de SVT de première. J'ai touché ces sacrosaintes sculptures métalliques.. et j'ai pleuré face à des équilibres malmenés par l'artiste. L'aveugle n'a pas sa place au musée.
Que dieu s'il m'entend maudisse les femmes en rouge.Little Miss Sunshine.